SéparationArticle de Cristina Tejeda, coach de vie spécialisée dans le domaine des relations en conscience

Elle est la créatrice et animatrice des ateliers « Choisir l’amour en conscience »

Qui d’entre nous n’a pas déjà vécu la fin d’une belle histoire d’amour que l’on croyait, ou du moins espérait pour la vie? Quand ce triste moment de la rupture arrive, on se sent dévasté(e), confus(e), en colère, triste, déçu(e)… tout ça en même temps. Ou encore pire, on ne comprend pas! On ne l’a pas vu venir.

Qu’est-il donc arrivé? On s’entendait pourtant si bien! C’était le grand amour. Ou cela a-t’ il mal tourné? Les questions se précipitent dans notre tête. C’est le cauchemar.

Nous avons tous passé par là un jour ou l’autre. Mais, que faisons-nous de cette expérience?

D’abord, une rupture n’arrive pas par hasard du jour au lendemain. Il y a toujours des signes avant-coureurs qui annoncent un malaise dans le couple. Bien que les principaux intéressés restent parfois aveugles à ces signes ou soient dans le refus de la réalité, la plupart du temps ils sautent aux yeux de notre entourage. C’est d’ailleurs souvent après la rupture que les amis finiront par nous dire « on se demandait combien de temps encore ça allait tenir », « je ne sais pas comment tu as fait pour tenir aussi longtemps »,  « on voyait que la flamme n’était plus là », etc.

Il est certain que le processus de deuil d’une relation comporte des étapes précises auxquelles on ne peut et on n’a pas intérêt à échapper. Cependant, le niveau de conscience à partir duquel on aborde le processus joue un rôle essentiel dans la façon dont on va vivre le deuil. J’ai constaté avec le temps, autant dans mon expérience personnelle qu’en observant clients et amis que, lorsqu’on aborde sa rupture en conscience, les émotions sont moins oppressantes et le processus de deuil est plus court.

Alors, que veut dire aborder sa rupture « en conscience »? Cela veut dire que :

  1. Je choisi d’aller au-delà de mes émotions (sans les nier) pour reconnaître l’opportunité de croissance et d’évolution qui se cache derrière l’expérience. Je fais le bilan de ma relation pour faire les apprentissages nécessaires et voir les opportunités de croissance qu’elle m’a offerte.

Le bilan de relation nous permet de brosser un portrait plus large qui englobe tant les moments de bonheur que les moments de crises et les grands défis de son couple. Mais plus important encore, il nous permet de nous détacher du drame pour porter un regard objectif sur la relation et la rupture. C’est ce regard qui nous permet souvent d’arriver à un état de gratitude qui facilite le lâcher prise et nous aide à tourner la page plus facilement.

  1. Je fais le choix conscient de reconnaître que j’ai une part de responsabilité consciente ou inconsciente dans les événements qui ont amenés à la rupture au lieu de me positionner en victime, et cela même quand tout indique à prime abord que la faute revient à l’autre comme dans les cas d’infidélité, d’abandon ou d’abus par exemple.
  1. J’utilise l’expérience pour chercher à mieux me connaître: mes patterns, me croyances, mes blessures et comment ceux-ci ont influencé la dynamique de ma relation et peuvent avoir contribué à sa fin.

Pourquoi faire cela? Parce que ces mêmes patterns, croyances et blessures affectent à notre insu d’autres sphères de notre vie. En les adressant, il y a des grosses chances que notre vie en général se porte mieux.

Bien que le plus libérateur soit de faire ce processus et ce bilan à deux, il arrive souvent que les circonstances de la rupture ne le permettent pas. Cela ne devrait pas vous empêcher de vivre « votre » processus de deuil en conscience.

Je vous propose quelques questions à vous poser qui vous aideront dans votre processus de rupture en conscience afin de traverser plus rapidement votre période de deuil :

  • Quelle était la dynamique générale de ma relation de couple?
  • Quel rôle je jouais plus souvent dans mon couple : la femme (l’homme), la mère (le père), l’amant(e), le sauveur, la victime, le pourvoyeur, la demoiselle en détresse, le chevalier, le juge, etc.?
  • En général, est-ce que je me sentais nourri(e), soutenu(e), reconnu(e) dans mon couple ou non? Si la réponse est non, quelles gestes ai-je posé pour renverser la situation?
  • Quelles sont mes croyances, mes blessures et mes patterns face à l’amour? Comment ceux-ci ont-ils alimenté la dynamique dans ma relation? Ex : Vous croyez que l’amour et les relations sont compliqués et demandent de l’effort et de la patience. Par hasard, votre relation est ardue et elle vous demande un travail constant.
  • Quelles forces, compétences ou aptitudes ai-je acquis grâce à ma relation de couple? Par exemple, je constate que le fait d’avoir eu un partenaire absent m’a permis de développer une grande autonomie qui aujourd’hui me sert énormément.
  • Qu’ai-je appris sur moi grâce à ma relation de couple? Par exemple, que je suis plus fort(e) que je ne le croyais, que j’ai peur de me montrer vulnérable, que je ne laisse pas les autres m’aimer etc.
  • Qu’est-ce que j’ai besoin de développer pour transcender la douleur de cette rupture?

La rupture en conscience c’est aussi de réaliser que dans l’immensité de l’espace vide qui s’ouvre devant soi quand notre couple n’est plus, un océan de possibilités s’offre à nous. Lorsque notre bilan est fait, que les cadeaux de la relation ont été identifiés et les apprentissages reconnus et intégrés, cet espace vide devient aussi un terrain fertile propice à semer les graines d’une nouvelle vie.

Que choisissez-vous de semer dans ce terrain?

Cristina Tejeda  514 356-2074

www.cristinatejeda.com

http://www.centreagni.com/therapeutes/cristina-tejeda/